Peux-tu nous présenter l’évènement auquel tu as participé ?
J’ai participé à la 53ᵉ Congrès annuelle de l’Association Canadienne des Sciences de l’Information (CAIS/ACSI), qui s’est tenue du 27 au 29 mai 2025 à l’Université Dalhousie, à Halifax (Nouvelle-Écosse – Canada). Cette conférence réunit chaque année des chercheurs, professionnels de l’information, doctorants et enseignants-chercheurs issus de disciplines variées autour des grands enjeux liés à l’information, aux technologies et à l’information documentaire.
Quelles sont les thématiques abordées durant cet évènement ?
Les présentations ont porté sur des sujets aussi variés que les pratiques informationnelles, la désinformation, la préservation du patrimoine numérique, l’intelligence artificielle, l’éthique, ou encore l’inclusion dans les métiers des sciences de l’information documentaire.
Comment as-tu été sélectionné pour intervenir à cet événement ?
J’ai répondu à un appel à contributions ouvert à la communauté scientifique internationale. J’ai proposé un article sur une partie des résultats de ma recherche doctorale sous la forme d’un poster, qui a été retenu par le comité scientifique de la conférence.
Quel était le thème de ta conférence, et comment s’inscrivait-elle dans ton travail de thèse ?
Le thème de cette année était « Retour vers le futur », avec une double signification : un retour aux rencontres en présentiel après plusieurs éditions en ligne, mais aussi une réflexion collective sur ce que le passé peut nous apprendre pour mieux anticiper l’avenir des sciences de l’information et des bibliothèques. Mon article s’intitule « Digital Serious Games as Educational Tools: Information Practices, Integration Perspectives, and Preservation Challenges at the French National Library ». J’y présentais les premiers résultats de ma thèse, qui porte sur les pratiques informationnelles des acteurs (enseignants, ingénieurs pédagogiques, bibliothécaires) impliqués dans la conception ou l’usage des Serious Games dans des contextes éducatifs. J’ai également abordé la question de la préservation de ces ressources numériques, à travers l’exemple des jeux conservés à la Bibliothèque nationale de France (BnF).
C’était ta première communication à l’étranger ? Qu’est-ce que ça t’a apporté sur le plan personnel et scientifique ?
Non, c’était ma troisième communication dans une conférence internationale, et ce fut une expérience très enrichissante comme toutes les autres d’ailleurs. Sur le plan scientifique, cela m’a permis de situer mon travail dans un environnement de recherche anglophone, d’avoir des retours extérieurs, et de voir comment mes problématiques résonnent dans d’autres contextes. Sur le plan personnel, c’était aussi une fierté et un défi : s’exprimer en anglais, représenter mon laboratoire à l’étranger, et rencontrer des chercheurs venant du Canada, des États-Unis, mais aussi d’Europe.
Tu as eu l’occasion de nouer des contacts sur place ? Des pistes de collaboration ?
Oui, j’ai pu échanger avec plusieurs chercheurs et doctorants travaillant sur des thématiques proches, notamment autour de la préservation du patrimoine numérique ou de l’analyse des pratiques informationnelles dans l’enseignement. Cela m’a donné des idées pour faire évoluer mes perspectives de recherche et peut-être initier des collaborations, notamment avec des collègues canadiens.
Comment t’es-tu préparé à cette intervention ?
J’ai beaucoup travaillé sur la clarté et la lisibilité de mon poster, en français puis en anglais, et j’ai aussi préparé une présentation orale synthétique pour pouvoir l’expliquer rapidement aux visiteurs. Je l’ai également préparé avec ma direction de thèse.
Qu’est-ce qui t’a le plus marqué pendant cet événement ?
L’accueil chaleureux de la communauté CAIS, la qualité des échanges, et surtout la diversité des thématiques abordées. C’était très stimulant de voir comment les sciences de l’information peuvent croiser des sujets aussi variés que la santé, les archives ou encore les bandes dessinées ! Le format à taille humaine de la conférence a aussi permis des discussions très enrichissantes.
Est-ce que cette expérience t’a redonné un élan dans ta thèse ?
Oui, clairement ! Présenter son travail à un public international aide à prendre du recul, à mieux cerner ses propres apports, et donne un vrai coup de boost pour la suite. Ça m’a aussi rassuré sur la pertinence de mes axes de recherche.
Quels conseils donnerais-tu à un·e autre doctorant·e qui souhaiterait tenter l’aventure d’une conférence à l’étranger ?
Je dirais : foncez ! Même si ça peut sembler impressionnant, c’est une expérience très valorisante. Profitez des échanges sur place ! C’est aussi l’occasion de faire vivre sa recherche dans un cadre convivial et stimulant.
